Exposition « Comme un papier tue-mouches dans une maison de vacances fermée… » Du 20 novembre 2008 au 8 juillet 2009

contributeur: Manifestations

Horaires d'ouverture : du lundi au vendredi de 14h à 18h.

 

Horaires d'ouverture : du lundi au vendredi de 14h à 18h sur RDV téléphonique (Tél : 01 48 70 00 76).

 

Visites libres : s'adresser à La Parole errante. Ouverture en matinée ou le week-end pour des groupes sur RDV.

9, rue François Debergue - 93100 Montreuil. Métro : Ligne 9 ou bus 102 Croix de Chavaux. Tél : 01-48-70-00-76

 

 

 

 

 

Exposition conçue par Stéphane Gatti

et

Pierre-Vincent Cresceri

 

 

« Nous sommes partis des archives de Jean-Jacques Hocquard passées au crible des écritures gattiennes, dépliées par les auteurs mêmes des tracts et des journaux de Mai, dépoussiérées par ceux qui depuis 68 en ont développé les pistes ».

 

L'exposition "Comme un papier tue-mouches dans une maison de vacances fermée..." est une circulation dans les écrits de Mai 68.

 

D'abord les tracts du 22 Mars puis le journal Action, les journaux de ceux qui voulaient fonder un parti, La Cause du peuple, Rouge et enfin les journaux de ceux qui suivaient le mouvement comme Tout !, les Cahiers de Mai, Le Torchon brûle.

Ce trajet qui suit les quatre murs de la salle est ponctué par les pièces d'Armand Gatti durant cette période.

En contrepoint dans des cabines, on peut entendre ceux pour qui 68 était le début ou le démarrage vertical d'un travail de longue haleine. Philosophe, agriculteur, anthropologue, chômeur s'y côtoient.

Un chercheur irlandais nous a demandé ce que nous avions conclu de cette plongée de six mois dans les archives. Nous sommes restés cois car loin de vouloir boucler cette histoire, nous avons voulu l'ouvrir le plus largement possible.

Dans un couloir qui longe la salle sont affichés les principaux textes d'Armand Gatti à Berlin. Après l'interdiction de La Passion du général Franco par le gouvernement français, Gatti s'est exilé à Berlin. C'est là qu'il a découvert l'extrême gauche, qu'il a manifesté avec elle.

L'exposition a été conçue pour accueillir pendant quatre mois des rencontres reprenant les thèmes exposés et les débattre.

 

Télécharger le descriptif complet de l'exposition

 

Parutions autour de l'exposition :

 

Écrire en mai 68  (Armand Gatti)

 

Catalogue et entretiens filmés avec : Jean Jacques Hocquard, Hélène Châtelain, Francis Gendron, Jean-Louis Pays, Dominique Lurcel, Daniel Dubois, Monique Charrier, Michel Séonnet.

 

Ouvrir le livre de Mai (Tracts et journaux)

 

Catalogue et entretiens filmés avec : Tracts du 22 Mars : Jean Pierre Duteuil et Prisca Bachelet / Action : Jean Schalit et Marc Kravetz / Cahiers de Mai : Jean-Louis Péninou / La cause du peuple : Jean-Pierre Le Dantec / Rouge : Daniel Bensaïd / Vive la révolution : Tiennot Grumbach / Tout : Roland Castro / Le torchon brûle : Nadja Ringart / L'idiot international : Jean-Paul Dollé.

 

Mai 68 ? (Vivre les questions)

 

Catalogue (parution en février 2009) et entretiens filmés avec : Henri Benoit / Daniel Bensaïd, philosophe / Paul Brétécher, médecin psychiatre / Laurent Cartier, agriculteur / Francine Demichel, juriste / Patrice Duprat, chômeur/ Jean-Pierre Duteuil, éditeur / Daniel Guibert, architecte / Nicolas Hatzfeld, historien / Marc Kravetz, journaliste / Jean-Pierre Le Dantec, ingénieur / Françoise Lenoble Prédines, puéricultrice / Gus Massiah, fondateur du CEDETIM (Centre d'études et d'initiatives de solidarité internationale) /Gilles Olive, ingénieur / Jean-Claude Polack, médecin psychiatre / Anne Querrien, sociologue / Jacques Rancière, philosophe / Emmanuel Terray, anthropologue / Marie-Noëlle Thibault, historienne et écrivain / Jean-Pierre Thorn, cinéaste.

 

 

Les rencontres du « Papier tue-mouches »


En juillet 2009


Mercredi 8 juillet juin 2009 à 12h30
Un Homme seul : lecture de la pièce d’Armand Gatti (publiée en 1969) par Pierre Vial, sociétaire de l’Académie française. En présence de l’auteur.
En savoir plus.
Soirée de clôture de l'exposition Comme un papier tue-mouches dans une maison de vacances fermée…

En juin 2009



Dimanche 21 juin 2009 à 12h30
Dans le cadre de la manifestation "LE CINEMA DE MAI 68 EST A SUIVRE" organisée par l'association Périphérie et le cinéma Le Méliès de Montreuil : Visite commentée de l'exposition de La parole errante dédiée à Mai 68 :
"Comme un papier tue-mouches dans une maison de vacances fermée" en compagnie des participants au week-end, suivie d'un buffet.
Voir le programme complet de cette manifestation (vers le site de l'association Périphérie)

Réservation indispensable: lesrencontres@peripherie.asso.fr

 

 

En mai 2009

Du jeudi 14 au samedi 16 mai 2009 à 18h. Entrée libre.
Architecture : Forum autour de UP6 autour de l'exposition "Comme un papier tue-mouches dans une maison de vacances fermée". En présence de nombreux acteurs et fondateurs de l’école de Paris la Villette.
Rencontres et débats autour d'UP6

Trois soirées de rencontres à la Maison de l'Arbre pour essayer de rendre compte d'une expérience unique parmi les chantiers issus de Mai 68.

L'enseignement de l'architecture à UP6 et son comité d'action.

Nous (l'équipe de l'exposition) sommes entrés dans l'histoire d'UP6 (école d'architecture) par le petit bout de la lorgnette. D'abord, nous avons appris que le comité d'action d'étudiants de cette école aurait eu le pouvoir de recruter des enseignants. Leurs décisions étaient ensuite validées par la tutelle. Le comité d'action est pour nous la forme la plus subtile de Mai. Aucun comité d'action ne se ressemble, mais tous représentent Mai. Parmi la trentaine de témoins et acteurs que nous avons rencontré pour réaliser l'exposition, au moins sept avaient enseigné à UP6. : Jean-Paul Dollé, Guy Naizot, Roland Castro, Gus Massiah, Jean-Pierre Le Dantec et Gilles Olive...Ils incarnaient certaines tendances du mouvement et avaient défendu leurs idées, dans l'école. Ces approches par tangentes successives de cette expérience nous ont donné envie de creuser plus en avant l'histoire de cette école autrefois radicale qui forme à un métier qui doit beaucoup au pouvoir et à ses représentations.
Les rencontres et de débats autour d'UP6
le 14 mai : Dominique Bordes (fin à 22h)
le 15 mai : Bruno Queysanne (fin à 22h)
le 16 mai : Jean-Paul Dollé, Gustave Massiah, Jean-Pierre Le Dantec, Guy Naizot, Gilles Olive, Dominique Dockès (fin à 20h30)


Présentation :
UP6 1969/1978 - Construction d'un lieu
Une histoire d'invention et d'expérimentation spatiale, théorique et politique
Dans le sillage de mai 68 et profitant de la force propulsive de ce mouvement de remise en cause générale des manières de vivre et des façons de penser, UP6, unité pédagogique d'architecture née en 1969, va, pendant une décennie, par essais et expérimentations successifs, tenter d'inventer des formes alternatives des modes de productions dominants du cadre bâti et des modes d'habiter qu'il impose. Cette recherche, d'une nouvelle manière d'habiter le monde, réunit, dans une institution toujours en devenir, des étudiants et des jeunes praticiens en architecture qui ne se satisfont pas de l'ancien enseignement des Beaux Arts et s'opposent à la pratique professionnelle habituelle des architectes.
Dès le départ, UP6 récuse tout enfermement corporatiste et pose comme fondement de son projet pédagogique la transversalité disciplinaire. L'architecture ne peut se séparer de ce pourquoi et de ceux pour qui elle est conçue et destinée : l'habitation des hommes sur terre. C'est pourquoi l'architecture ne peut être le fait de « spécialistes », d' « experts » : les architectes, pas plus que les villes, ne sont des urbanistes. L'architecture, la ville, sont des « faits sociaux globaux » (Marcel Mauss) techniques, culturels, artistiques, politiques.
À UP6, architectes, ingénieurs, philosophes, plasticiens, sociologues, géographes, hommes de théâtre, voire psychiatres et psychanalystes, participent à l'élaboration de ce que peut-être une architecture et une ville habitable. Tout aussi important dans la conception et la pratique d'enseignement, l'enquête auprès des populations, leurs besoins, leurs désirs, leurs aspirations, leur manière de s'approprier leurs territoires, leur savoir-faire et aussi leurs luttes contre les accidents de chantier, la cherté des loyers, la spéculation foncière, les expulsions de leurs logements et de leurs quartiers.
UP6 se veut partie prenante du mouvement de transformation et d'émancipation initié en mai. Sur la base d'un accord sur un projet politique commun, ce lieu est traversé par toutes les questions, les débats, les contradictions, voire les conflits qui structurent et divisent ce mouvement, sans que ne soit remis en cause ce projet commun.
Pendant une décennie, UP6 fut comme un concentré du bouillonnement, de la créativité, des expériences, des réussites et des échecs des années 70.
Mais le recensement de ces dix années n'a jamais été systématiquement entrepris. Il nous semble que le temps est venu d'en entreprendre l'histoire.


En avril 2009

Mercredi 1er et jeudi 2 avril 2009

19h30 : Visite de l'exposition - 20h30, Lecture, par la Compagnie du genre humain de « La vie de Spinoza » une pièce de Michel CERF En savoir plus

Vendredi 3 avril à 19h30

19h30 : Dans le cadre de la soirée Potlatch, visite de l’exposition.

En janvier 2009

 

Samedi 24 janvier

17h30 : Rencontre  « Lire Armand Gatti »

20h30 : Représentation de « Interdit aux plus de 30 ans » (Pièce d’Armand Gatti de 1969).


Dimanche 25 janvier

À partir de 13h30 : « Journée Potlacht ». Visite de l’exposition, lecture, théâtre.

 

En décembre 2008

 

Samedi 6 décembre

17 h : Réunion publique d'information organisée par le Comité de soutien Paris Île-de-France aux inculpés du 11 novembre 2008

 

Dimanche 7 décembre

17h : L'Interdiction de « La Passion du général Franco », Texte d'Armand Gatti écrit en 1969, lu par :

Alex Sereste, Didier Billon, Heleno Pereira Pedroso, Georges Thibault, Marie Martinez et Yves Flank

Mise en espace de Matthieu Aubert.

« Six comédiens réagissent à l'interdiction de la création au Théâtre National Populaire d'une pièce d'Armand Gatti « La Passion du général Franco ». Sur cette interdiction, pèse toujours la menace d'une nouvelle interdiction par les ubuesques brigades de la préfecture culturelle. »

 

Dimanche 14 décembre

15 h -19 h : Visite de La Maison de l'arbre avec Jean-Jacques Hocquard et les architectes Guy Naizot et Gérald Gribé.

 

Lundi 15 décembre

20h30 : Présentation de l'exposition par ceux qui l'ont conçue, Stéphane Gatti et Pierre-Vincent Cresceri.

 

Mercredi 17 décembre

17h30 : À l'occasion de la parution du livre « Les années 68, un monde en mouvement », conférence de presse organisée par la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, le Musée d'Histoire contemporaine et les éditions Syllepse.

 

Cette exposition a été réalisée par Stéphane Gatti et Pierre-Vincent Cresceri assistés de Tiffany Anton, Benoît Artaud, Marie Baqué, Reyzane Benchiha, Thierry Braibant, Émilie Desjardins, Benoît Francès, Joachim Gatti, Cécile Geiger, Christiane Nebon, Jean-Marie Perdrix, Guillaume Tar Leplatois.

 

Producteur : Jean-Jacques Hocquard assisté de Chantal Duquesnoy, Marie-Noëlle Sundheimer et Amélie Bataille

 

Cette exposition est produite par La Parole errante avec le soutien du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), du Conseil régional de l’Île-de-France, du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, de la Mairie de Montreuil.