Armand Gatti: vers une liquidation judiciaire de La Parole errante?
par Jean-Pierre Thibaudat
Mediapart, 19 mai 2016

 

La belle et longue aventure de la Parole errante emmenée par Armand Gatti et sa tribu avait trouvé refuge à Montreuil dans une maison, sous un arbre. Gatti avait alors 74 ans. Il en vingt de plus. Sa tribu et lui souhaitent clore l'aventure, rendre les clés de la Maison de l'arbre et boucler l'archivage du fonds Gatti en partie déposé à la BNF. Ils voudraient le faire honorablement. Mais...


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Toutes les racines de l'homme-arbre
par Jean-Pierre Léonardini ("La chronique théâtre")
L'Humanité, 21 septembre 2015

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Armand Gatti, un homme à tout faire autrement
par Jean-Pierre Thibaudat.
Blog "Balagan" - Mediapart, 17 septembre 2015

 

=> Lire l'article sur le site de MEDIAPART

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


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Le Cheval qui se suicide par le feu
par Mathieu Perez, Le Canard enchaîné, 2 septembre 2015

 

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www.lecanardenchaine.fr

 

 

 

 

 


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Armand Gatti, poète surchauffé par Didier Méreuze
La Croix (web) 19 juin 2015 & 20-21 juin (édition)

 

Armand Gatti, poète surchauffé par Didier Méreuze

 

À 91 ans, le poète baroudeur, homme de théâtre, de cinéma et de lettres, n’a rien perdu de sa foi en la force du verbe.

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Revue de presse culturelle d'Antoine Guillot
FRANCE CULTURE 02.03.2015 - Défense des territoires de la République

 

"Aujourd'hui, plus que jamais, nous avons besoin de récits : c’est indispensable à l’existence même d’une société laïque", tel est le cri lancé par des metteurs en scène et directeurs de CDN, qui défendent leurs théâtres comme "territoires de la République". Et pendant ce temps, le ministère de la Culture semble lâcher La Parole errante d'Armand Gatti...

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« Le théâtre reste une idée neuve en France », assurent, dans un point de vue publié par Le Monde, des metteurs en scène et membres du bureau de l’Association des Centres dramatiques nationaux, comme Cécile Backès, Jean Boillot, Benoît Lambert, Arnaud Meunier, Arthur Nauzyciel ou encore Christophe Rauck, autant de “femmes et hommes de théâtre, directrices et directeurs d’établissements publics dédiés à la création et à la transmission de l’art théâtral, [qui se revendiquent] les héritiers de ces politiques par lesquelles notre société républicaine s’est construite. Nous sommes les héritiers, plus particulièrement, de la politique en faveur des arts et de la culture inaugurée au lendemain de la guerre, et dont le mouvement de décentralisation théâtrale a vu naître les premiers postes avancés, précisent-ils. La conviction était claire, alors, tant dans la société que parmi ses représentants élus, qu’il fallait des récits et des poètes pour surmonter les blessures du conflit et les heures noires de la collaboration. Avec une ferveur militante, les directeurs des premiers centres dramatiques nationaux se sont battus pour offrir à tous un art théâtral lui aussi libre, égalitaire et fraternel, parce que cela leur semblait essentiel pour réinventer la société. La ferveur qui les animait est encore la nôtre, poursuivent les signataires. Comme eux, nous croyons encore qu’il faut beaucoup d’art pour faire une société.

Des chambres d'écho

Depuis le 7 janvier, les spectateurs qui fréquentent nos théâtres sortent fréquemment des salles en disant : « c’est incroyable comme cela résonne avec ce qui vient de se passer. » Le plus étonnant vient de ce que cette affirmation peut être énoncée à l’issue de spectacles extrêmement différents, et sans aucun rapport direct avec les attentats. Mais c’est aussi que les récits et les représentations du théâtre sont d’abord des chambres d’écho, ouvertes aux événements du monde, et qui permettent de les méditer. Les récits portés par les acteurs n’existent que dans la rencontre avec ceux que les spectateurs portent en eux. Et c’est pourquoi le théâtre, dans la variété immense de ses formes et de ses représentations, reste toujours, et presque fatalement, un art de son temps : parce qu’il n’est qu’un récit possible offert à l’imaginaire des spectateurs de son époque, un outil possible pour leur permettre de penser et d’affronter le présent. Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de récits. Nous avons besoin de récits infiniment multiples, de représentations et de formes les plus diverses possibles. Nous avons besoin de maintenir ouvert l’espace des variations et des interprétations, nous avons besoin de doutes et d’incertitudes. Le fondamentalisme ne prospère qu’en imposant un sens unique aux textes et au monde, en pourchassant tous les actes et tous les discours qui prétendent faire varier le sens ou le faire jouer.

Reconquérir des espaces publics

Oui, plus que jamais, nous avons besoin de récits : c’est indispensable à l’existence même d’une société laïque. C’est pourquoi nous disons qu’aujourd’hui, le théâtre est une idée neuve en France. Nous disons que les fables et les simulacres de cet art archaïque, si modestes et fragiles soient-ils, auront leur rôle à jouer dans l’invention de la France « d’après », parce qu’ils contribuent à l’entretien public de l’imaginaire dont notre société à si ardemment besoin. […] Si nous voulons réinventer la société, si nous voulons donner une chance à la France « d’après », il nous faut reconquérir des espaces publics. Des espaces laïcs et libres, protégés de la pression violente des intérêts privés, qu’ils soient religieux ou économiques. Des espaces où déployer des récits et développer des imaginaires. Des espaces où élaborer l’espoir d’un monde habitable. C’est un combat urgent, et c’est un combat politique. Les théâtres que nous dirigeons appartiennent résolument à ces espaces-là, conclut le collectif. Et ils seront, comme toujours dans leur histoire, de ce combat-là. Ils sont plus que jamais des territoires de la République.”

Soixante années de travail et de création liquidées ?

Un territoire de la République, c’est sans doute ainsi qu’on pourrait également qualifier La Parole errante, coopérative de création fondée par Armand Gatti et Jean-Jacques Hocquard en 1985, et installée à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, depuis 1995. “Véritable lieu de rencontres, de création et de partage, ce hangar, qui abrita en son temps les studios de Méliès, bénéficie d’un bail avec le conseil général de la Seine-Saint-Denis jusqu’en mai 2016. La coopérative, avec ou sans lieu, est subventionnée à hauteur de 330 000 euros par le ministère de la Culture, et ce, depuis trente ans. Cette année, il est prévu d’y accueillir 18 compagnies en répétition, des interventions dans 17 collèges et lycées d’Île-de-France, l’animation d’une radio lycéenne sur Internet, un stage de metteurs en scène, une exposition, ainsi que plusieurs festivals de danse, musique, arts visuels… Mais aussi l’archivage complet de tout le travail de Gatti, soit des milliers d’heures de vidéos et de bande-son, et une centaine de mètres de rayonnages de documents de toutes sortes (manuscrits, correspondances, dessins, maquettes, affiches…) représentant soixante années de travail et de création, afin de le remettre à la BNF. Mais voilà. Aux dernières nouvelles, nous apprend L’Humanité, les subventions annoncées sont de 160 000 euros en 2015 et 40 000 euros en 2016. « Nous comprenons les contraintes budgétaires, d’où notre volonté de tout finir d’ici à la fin 2015, mais dans des conditions honorables. “Liquidation” est-il le mot par lequel s’achèvera l’aventure de La Parole errante ? » s’interroge Jean-Jacques Hocquard.” Les idées neuves, comme les territoires, sont un combat permanent… 

 


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L’Enclos, un film d’Armand Gatti de Gérard Conio
Théâtre du blog, 12 décembre 2014.

 

L’Enclos, un film d’Armand Gatti de Gérard Conio

Théâtre du blog, 12 décembre 2014.

 http://theatredublog.unblog.fr/2014/12/12/lenclos/

 

Ce film est projeté actuellement en hommage à Armand Gatti, bientôt 91 ans, écrivain, dramaturge, qui  a écrit  de nombreuses pièces, dont déjà en 1962,  La Vie imaginaire de l’éboueur Auguste G. au T.N.P. de Villeurbanne, mise en scène de Jacques Rosner, puis La Deuxième Existence du camp de Tatenberg par Gisèle Tavet au Théâtre des Célestins à Lyon, et Le Voyage du Grand Tchou, mise en scène de Roland Monod au TQM de Marseille…
Suivirent, entre autres, Chant public pour deux chaises électriques, puis La Passion du général Franco, créée en 1968, dont les répétitions  avaient été interdites, à la demande du gouvernement espagnol! Armand Gatti est aussi cinéaste.
L’Enclos (1961), son premier film, présenté au festival de Cannes, remporta le Prix de de la critique, et à Moscou, celui de la mise en scène. Il réalisera en 1963, à Cuba, El Otro Cristobal, qui obtiendra  au Festival de Cannes le prix des Écrivains de cinéma et de télévision. Mais on voit rarement ses films, couverts de prix mais souvent censurés, voire interdits dès leur sortie.
Armand Gatti, le poète, l’anarchiste, internationalement reconnu mais éternel exclu…. On se souvient peut-être du mot de Theodor W. Adorno : « On ne peut plus faire de poésie après Auschwitz ». Et donc, à plus forte raison, avec Auschwitz, et sur Auschwitz. Mais L’Enclos n’est pas seulement un film sur le monde concentrationnaire. La grandeur du poète est de détourner les enjeux, et Armand Gatti  a évité ici tous les pièges.
Il s’élève d’emblée au-dessus de son sujet, transcende ce qu’il a de circonstanciel, et nous fait partager l’horreur concentrationnaire. Mais, à chaque mot, geste ou  situation, nous sommes à la fois dans l’histoire, et au-delà de l’histoire, avec les personnages mais aussi avec avec nous-mêmes, spectateurs de notre propre vie.
Avec son intuition de poète, Armand  Gatti dépasse ce que Gilles Deleuze appelle « la donnée de la situation ». Pour savoir ce qu’est L’Enclos, il faut d’abord se demander ce qu’il n’est pas.  Ni un document, témoignage, fable ou parabole.  Ni non plus un cri, prière, protestation, ni surtout pas une dénonciation. Ou tout cela, avec quelque chose en plus: une dimension qui rattache l’indescriptible et l’indicible, à  une  confrontation avec nous-mêmes, et à notre angoisse du temps et de  la mort.
   L’Enclos est une tragédie grecque, au sens où Nietzsche l’avait compris, quand, dans sa vision de  l’ « éternel retour », il reliait la modernité aux transes de la pythie. C’est une lutte pour la vie, pour la fraternité dans la terreur qui soude les personnages dans un chœur unique, face au verdict des Dieux de l’Olympe…
Qu’ils aient ici le visage de S.S., n’a d’ailleurs pas grande importance! Au-dessus du sublime de la trivialité, s’élève le chant de la pitié pour les hommes, pour tous les hommes, qu’il soient victimes et bourreaux. L’Enclos nous rappelle aussi que nous aurions  tort de nous  situer après l’histoire, celle de la Shoah et d’Auschwitz! Les horreurs de l’actualité pourraient vite nous mettre au diapason des horreurs du passé.
Ce film nous fait revivre un passé insoutenable, avec la beauté hiératique d’une cérémonie funèbre,  et  nous projette aussi dans notre monde concentrationnaire actuel. Les projecteurs de L’Enclos éclairent une réalité que l’on aurait tort de confondre avec une histoire ancienne, car elle est  la nôtre, celle de tous les jours… On voit déjà ici  l’affrontement entre la puissance et la masse, et surtout une ébauche de solution de cet affrontement.
La « solution finale » hitlérienne était la tentative encore balbutiante d’une expérience à plus grande échelle, où les hommes sont transformés en rats de laboratoire, dont l’extermination n’est pas programmée comme une fin en soi, mais comme la condition d’un avenir radieux…

 

Gérard Conio

 


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Filmer l'apocalypse de Antoine de Baecque.
Revue l'Histoire, n°406, décembre 2014

L'Enclos d'Armand Gatti au cinéma à partir du 10 décembre 2014.

Version numérique restaurée.

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Armand Gatti : le trou, l’arbre, le paradis, les lettres d’amour et les mots de la résistance - La Libération par ceux qui l'ont vécue - de Thomas LEMAHIEU L'Humanité, 26 août 2014


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Armand Gatti : le trou, l’arbre, le paradis, les lettres d’amour et les mots de la résistance

La Libération par ceux qui l'ont vécue THOMAS LEMAHIEU

Mardi, 26 Août, 2014

 

28 JUIN 2014, ARMAND GATTI, À LA MAISON DE L’ARBRE, À MONTREUIL-SOUS-BOIS.

Crédit: ALBERT FACELLY POUR L’HUMANITÉ



En 1944, avant de défier, pendant des décennies, toutes les pesanteurs du théâtre classique, le maquisard saute en parachute dans les rangs du Special Air Service. Une expérience qui, avec celles du maquis et du camp, nourrira toute sa vie.

Pour Armand Gatti, la Libération a commencé en 1942. Il a dix-sept ans. Son père, balayeur, anarchiste, est mort quelques années plus tôt sous les coups de matraque de la police. Il quitte Monaco pour gagner le maquis dans le Limousin. Avec trois camarades, des cheminots communistes, il creuse un trou dans la forêt de la Berbeyrolle, non loin de Tarnac (Corrèze), sur le plateau des Millevaches. En dehors d’un vieux pistolet appartenant au fermier du coin, les maquisards n’ont pas d’armes. Rien d’autre que des mots : ceux des poètes – Mallarmé et Rimbaud –, ceux de Gramsci. « Là-bas, il n’y avait pas d’inimitié, que de la fraternité, avance-t-il aujourd’hui. Pour moi, la Berbeyrolle est devenue l’équivalent du paradis chez les chrétiens. »

Pendant les tours de garde, « Don Qui » – son surnom dans la forêt, dans la Résistance – lit les Cahiers de prison aux arbres. « Je ne sais pas exactement comment, mais au bout d’une semaine, j’ai eu le sentiment que les arbres répondaient, qu’ils comprenaient Gramsci, raconte-t-il. Parfois, il fallait les secouer un peu, puis ils partaient à l’assaut du ciel. Nous avions creusé un trou, il fallait l’habiter, le rendre stratégique. Et pour ça, les arbres qui sont avec les hommes les deux choses verticales dans le monde pouvaient nous aider... » Un peu plus tard, arrêté puis déporté dans un camp de travail forcé près de Hambourg, Armand Gatti compose une épopée sur les arbres en deux mille alexandrins qu’il pianote sur ses côtes. Profitant des bombardements qui font fuir les SS, il s’évade et retourne à pied, sur un parcours balisé par Hölderlin – un poète, encore –, jusqu’à Bordeaux, puis la forêt de la Berbeyrolle. La Libération proprement dite approche, Georges Guingouin décide d’envoyer des forces à Londres, parti en bateau avec deux groupes corréziens, Armand Gatti entre dans le Special Air Service (SAS) et suit un entraînement de parachutiste. Sur son sac, quelques mots de Saint-John Perse : « Lavez ô pluies la face triste des violents, la face douce des violents car leurs voies sont étroites et leurs demeures incertaines. »

« Nicole et moi, ensemble, ça demandait à la lutte de classe d’être un peu repensée»

Sur la photo de l’époque, le jeune homme qui a tout juste vingt ans pose en uniforme de parachutiste. « J’avais mes médailles », constate Armand Gatti en regardant l’image. Mais au fond, ce n’est pas ce que, lui, l’anarchiste, lui, le communiste a jamais retenu. Dans son récit, l’arbre survient, là encore, tout de suite. « C’était le principal interlocuteur à l’entraînement, explique-t-il. Les parachutistes, ce sont des corps qui doivent apprendre à vivre avec la réalité, avec la nature. Un arbre m’a sauvé la peau : je chutais, et sans lui, c’était réglé, je m’écrasais au sol. »

« UN ARBRE M’A SAUVÉ LA PEAU : JE CHUTAIS, ET SANS LUI, C’ÉTAIT RÉGLÉ, JE M’ÉCRASAIS AU SOL. »

Pendant l’offensive des Alliés, l’unité de Gatti saute dans les environs d’Arnhem (Pays-Bas). Un désastre : les Allemands les attendent et beaucoup de ceux pour qui il écrit, depuis des mois, des lettres d’amour mourront ce jour-là. « Je recueillais le nom des femmes aimées et je leur écrivais pour mes camarades, se souvient-il. Cela faisait partie de mes tâches à Londres et, évidemment, je tombais moi-même follement amoureux de toutes ces femmes que je ne connaissais pas... On a des faiblesses à cet âge-là. » Toute sa vie, toute son écriture sont là. « Quand nous avons été arrêtés, les Allemands ont coupé les arbres dans la Berbeyrolle, mais ils ont repoussé », pointe Armand Gatti. Voilà, c’est cette forêt, ce « paradis », qu’indifférent à la chronologie, il replante en y faisant, par juxtaposition, habiter toutes les figures chéries de la Résistance, de l’émancipation, de la Libération donc. Il y a Gramsci, Durutti et sa colonne, le souscommandant Marcos, Albert Einstein, les résistants de la Rose Blanche ou de Châteaubriant, etc. Tant d’inconnus aussi. Tous des arbres avec leurs mots, toutes ces lettres d’amour de Gatti qui a, à travers son oeuvre monumentale, toujours rendu le langage aux « loulous » – ces acteurs avec lesquels il travaille son théâtre – et cherché à enrichir les dépossédés. Au début de l’été, Armand Gatti qui vient d’avoir quatrevingt- dix ans préparait la plaque posée à l’emplacement de son trou dans la forêt de la Berbeyrolle.

À côté d’une citation de Makhno (« Prolétaires du monde entier, descendez dans vos propres profondeurs, cherchez-y la vérité, inventez-là, vous ne la trouverez nulle part ailleurs », scande-t-il), il a choisi de placer une phrase prononcée par Nicole. Nicole ? « Vous la connaissez, promet-il. C’est la bien-aimée de Monaco, elle était la fille du plus grand bijoutier. Moi, j’étais le fils du prolo, du balayeur. Ensemble, ça demandait à la lutte de classe d’être un peu repensée (rires). C’était le grand amour pour moi et c’est avec elle que la résistance est devenue une nécessité. Elle était juive, elle a été déportée et tuée à Auschwitz. J’ai appris qu’elle était passée à la chambre à gaz avec un groupe de 253 femmes et leurs enfants. Il y avait eu des difficultés pour fermer la porte. Et c’est Nicole qui s’était jetée dessus en criant, et là vous allez la reconnaître, Nicole : “Nous ne sommes rien, soyons tout !” Pour moi, la Berbeyrolle, c’est la forêt de Nicole. » La Libération a commencé avant même le départ au maquis en 1942. Et, pour Armand Gatti, elle se poursuit aujourd’hui.

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Vidéo : Le Journal des Nuits de Fourvières - Télé Lyon métropole - 25 juillet 2014
Création d'Armand Gatti de Résistance selon les mots à L'Ensatt - Lyon
(sujet à 7min24)

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