Les arrivées





Les premiers sont les Ukrainiens arrivant de Dniepopetrovsk, le vendredi 30 juin.

Ce sont eux qui inaugurent l'installation dans les résidences universitaires du Crous de Créteil où sont répartis tous les participants.

Puis arrivent, en rafale, les Canadiens (Montréal), les Croates (Zagreb) , les Suisses (suisse allemande et italienne), les Italiens (Palerme) , les Espagnols (Oviedo), le Brésil.

Les rejoignent les Français (Strasbourg, Montpellier,Paris)

Ensuite, le mardi 4 juillet, les Russes venant d'Irkouts - près d'une semaine de voyage ( Irkoutsk est loin, et les voyages en autobus - longs…)

Et enfin le samedi 8 juillet les Algériens, retenus par des problèmes de visa.

L'Arche est remplie, et le vrai voyage peut commencer.

La première semaine a été celle des premières rencontres :

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Rencontre avec le lieu, l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard :

Trois entrées possibles:

-L’entrée officielle appartient au monde des patients et des soignants qui pour cette aventure là, restera parallèle au travail qui va se dérouler.

-Le pavillon « Bretagne »: le lieu « hors texte » et indispensable en même temps : lieu de vie, des réunions, salle à manger et salle de projection quand le besoin s’en fera sentir.

-Le Cédre tutélaire – qui ouvre sur le monde des Arbres et des récits.

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Rencontre avec Gatti :

Rencontre avec Gatti :




Gatti lit et raconte, remontant inlassablement les traces et les itinéraires de chaque mot, de chaque réplique. Texte palimpseste, texte forêt où les compagnonnages et les correspondances s'entrecroisent et se répondent. Correspondances entre ses histoires (son maquis, son enfance, ses rencontres, ses choix, ses passions, ses refus) et l'Histoire de son siècle. Il s'agit de transmettre à ceux qui se sont réunis les clés, concrètes, vécues de des langages dont ils sont les héritiers, afin qu'ils puissent en devenir les émissaires.

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Rencontre avec le groupe :

La caractéristique de ce groupe est de mélanger - et c'est la première fois dans ce type d'expérience - des gens qui ont déjà fait une traversée des textes de Gatti et d'autres pour lesquels il s'agit d'une découverte absolue.

Il y a:

-ceux qui ont travaillé dans un cadre universitaire

-ceux qui étaient à Besançon et qui reviennent en amenant avec eux des compatriotes (le groupe des Croates, ceux venus du Canada ) ou encore

-ceux qui ont suivi les séminaires à la maison de l’Arbre de Montreuil, où de novembre à juin, se sont tenues des lectures hebdomadaires de différents textes (La Vie imaginaire de l’éboueur Auguste geai, Opéra avec titre long et la première version des Oscillations de Pythagore ) - et

-ceux qui débarquent sur une planète inconnue : Et là aussi , il y a des niveaux d’ « inconnu » qui se chevauchent . La complicité avec l’Histoire et les histoires dont Gatti témoigne de ceux qui viennent d’Espagne, d’Italie , de Suisse est différente de ceux qui arrivent d’Ukraine, ou de Sibérie.

-les assistants : Emmanuel Deleage, venu de Los Angeles, où il a monté une version américaine de Chant public devant deux chaises électriques, et qui était assistant de Gatti à Besançon. Mathieu Aubert, qui a participé lui aussi à l’aventure de Besançon. Il est à l’origine de celle de Ville-Evrard (qui devait se monter dans un premier temps dans le cadre de l’Université de Compiègne – son Université - à laquelle il avait proposé ce projet. à son retour de Besançon)

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Rencontre avec le Kung Fu :

Rencontre avec le Kung Fu :
Sous la direction de Frédéric Crésel : l’entraînement quotidien et l’apprentissage du bâton est le garant de la possibilité d’une écriture scénique fondée sur l’idéogramme, le geste de la peinture chinoise et le Yi King, le livre des transformations.

Entretien avec Frédéric Crésel:

Q : Tu m’as dit que le rouge et le noir étaient les couleurs de base du symbole du Tai Ji – alors que moi j’ai toujours pensé que c’était le blanc et le noir…
R : Oui, c’est ce qu’on dit en Occident. Car entre les cultures traditionnelles qui viennent d’il y a très longtemps et ce que c’est devenu dans le monde moderne, ça a beaucoup changé. Du coup, cela a été divulgué de façon un peu simpliste…surtout en Occident.
Q : Tu n’as pas à prendre de précautions. Cela a été divulgué de manière simpliste, voilà, c’est tout.
R : Je ne sais pas si j’ai réellement raison, j’ai appris avec des gens qui avaient une culture avancée, des gens qui étaient partis de Chine depuis plusieurs générations, voire plusieurs siècles, en Asie du Sud-Est. Ils ont une culture traditionnelle sur les arts martiaux et les arts énergétiques qui n'a pas été influencée par la Chine moderne et la culture occidentale. Si les gens savaient que le symbole du Tai Ji se peignait en rouge et en noir, ils ne seraient pas tombés dans le piège de la dualité dont la confrontation du blanc et du noir est porteuse.
Q : Tu peux prolonger ce que tu viens de dire ?
R : Je peux prolonger, car c’est une chose qui a changé ma pratique et qui a changé ma vie quand on m’a expliqué comment un taoïste en traçait le dessin. Il fait d’abord tout un fond noir – c’est très important l’ordre et à la fois la façon dont c’est fait. Souvent quand on voit le symbole du Tai Ji, on a l’impression qu’on a mis deux choses côte à côte alors qu’en réalité, pas du tout, la personne qui trace le Tai Ji.
Q : Cela veut dire quoi exactement Tai Ji ?
R : Le fait suprême. Ce qu’ils appellent le Dao (le Tao en prononciation occidentalisée).
Q : C’est le Dao ?
R : Oui c’est le Dao. Donc, le taoïste trace tout le noir – c’est le Yin - et, à partir de là, avec un pinceau, il part du bas et il commence à tracer le rouge qui est la montée du Yang jusqu’à sa plénitude maximum. Quand il arrive à sa plénitude maximum, il fait exprès de laisser un petit rond, (ici pour le décor du spectacle c’est un rond énorme) pour qu’à l’intérieur, à l’apogée du Yang, on aperçoive le fond qui est dessous pour montrer que l’apogée du Yang n’existe que sur la présence du Yin. Ce n’est donc pas une chose rajoutée. Ensuite, il ajoute une pointe de rouge à l’intérieur du Yin inhérent à l’existence du monde phénoménal. Ce qui est intéressant pour comprendre que ce n’est pas un travail sur la dualité, c’est ce qu’un médecin chinois m’a dit : « la nuit, c’est une absence de jour mais le jour n’est pas une absence de nuit ». Et c’est le symbole du Dao, du Tai Ji – la nuit est là – si on met du jour par dessus, si on met du Yang- il fait jour – mais la matrice de base est toujours là, existante. Quand on retire le jour, il fait nuit…et, à partir de là, cela ne peut plus être oui/non, le blanc/le noir, l’homme/la femme. Bien sûr c’est l’homme/la femme, mais l’homme est une expression du Yang issu de la femme, de la matrice, du Yin- mais c’est beaucoup plus fin et complexe. On ne peut pas parler de « rencontre » entre le Yin et le Yang en tant que rencontre de deux entités distinctes puisqu’en fait le Yin est la matrice sur laquelle le Yang peut se manifester. Il n’y a pas de « rencontre », il y a plus ou moins manifestation du Yang par rapport au Yin. Mais c’est par la pratique qu’on peut comprendre. En fin de compte, dans ce genre de tradition la connaissance passe par le corps, et l’explication intellectuelle est là pour guider le processus d’apprentissage et non pour expliquer le résultat. Or, en Occident, l’explication intellectuelle est considérée comme étant le résultat. Un texte sur ce sujet n’est pas compréhensible par un non initié parce qu’il faut passer par la pratique pour que ce texte prenne un sens. Donc le texte est vrai pour un initié mais faux pour un non initié, car il faut tout un travail, toute une connaissance qui passe par le corps. Mais pas le corps occidental séparé de l’esprit. Pour les initiés, le corps, l’esprit- il n’y a pas de différence- le corps est un véhicule de l’esprit- c’est ce qui permet de communiquer, c’est ce qui permet de vivre une expérience. Pour eux, il faut vivre les expériences par le corps physique, spirituel et énergétique.
Q : Ton premier carrefour avec cette histoire ?
R : Avec les Arts Martiaux, avec le Gong Fu ou avec Gatti… ?
Q : Pour l’instant, avec ce dont tu me parles…
R : Cela a été plein de choses, cela a été un adolescent pas sûr de lui, un adolescent qui vivait dans une cité pas très agréable, avec un besoin d’exister, au milieu de tout cela et puis… mais d’un autre côté, c’est comme si depuis tout petit j’étais porté par cela, je ne pourrais pas dire pourquoi…Après, les circonstances ont fait que j’ai commencé relativement tard, vers 14 ans. Mais cela faisait déjà trois, quatre ans que je rentrais chez moi et je prenais des livres, j’allais à la bibliothèque, je regardais les livres de Yoga, je m’intéressais autant à tous les livres sur le Yoga, la Méditation, que sur les pratiques de combat, comme c’était la mode à l’époque, au début des années 70, donc la raison réelle, je ne sais pas- petit à petit je me suis immiscé dedans… Je suis d’une formation très lente m’a-t-on dit, et effectivement je me suis rendu compte que c’était vrai alors, ce sont les rencontres, j’ai fait tel style de pratique pendant tant d’années, j’ai vraiment pratiqué la plupart des choses qui existent pour connaître vraiment les différents courants de pensée, de faire, de travailler. Au départ, c’était sûrement pour l’apprentissage du combat –et puis ensuite j’ai rencontré des gens, qui m’ont mis face à un mur et effectivement, à chaque fois, cela m’a…
Q : Des gens …des Chinois ? Des Occidentaux ?
R : Des Chinois, des Japonais, des Occidentaux…cela pouvait être aussi des amis, j’ai pratiqué avec des gens qui sont devenus des amis. J’ai eu une relation de type professeur- élève quand j’avais 22 ans, j’étais quasiment tout le temps avec lui, on arrivait même à travailler ensemble, on bossait à l’époque comme coursiers à l’association FRANCE URSS. On arrivait à s’entraîner entre deux courses… Il avait passé près de 11 ans en Asie, en Malaisie, dans une école chinoise et c’était fabuleux car il m’a donné plein de choses, il m’a aussi donné une vision de l’Orient et de l’Occident. Comme il était Occidental, il était Français, son travail, c’était de trouver cet équilibre entre Orient et Occident : nous ne sommes pas Chinois, mais dans leur culture il y a des choses que nous n’avons plus dans la nôtre aujourd’hui, ou du moins qui ne sont plus visibles et qui sont réservées à certains initiés et qu’on ne trouve pas facilement.
Q : Tu en as trouvé ?
R : Non pas tellement. Je sais qu’il y a des gens qui travaillent dans des directions très différentes, il y a un courant de gens que j’aimerais aller voir en Russie, ce sont surtout des Chrétiens Orthodoxes. Ce qui s’est passé quand même, c’est que dans tous les courants où les recherches et les réflexions dépassaient le domaine du corps visuel, c’étaient toujours des courants spirituels, des philosophies ou des religions (bouddhiste, taoïste et autres). Ce qui est intéressant c’est de voir que toutes ces pratiques sont portées par une foi.
Q : La foi, en Chine, cela n’existe pas vraiment…
R : Je ne sais pas, je n’ai pas vécu en Chine. Ma compagne a vécu en Chine. Elle, ce qui l’intéressait quand on s’est rencontré, ce qui était étonnant, c’est qu’elle aimait la Chine de maintenant – ce qui l'intéressait dans la Chine, c’était les Chinois…qui sont là, comment ils vivent, tout de suite, maintenant …Elle prépare un mémoire sur le rock chinois…et moi les Chinois de maintenant ne m’intéressaient pas du tout. Quand on me disait : « tu n’es jamais allé en Chine… » je répondais « Pour quoi faire, je n’ai pas de temps à perdre…ils ont perdu leur culture …moi ce que je veux, c’est trouver des gens qui ont propagé cette culture, où qu’ils soient, dans n’importe quel pays… » Et du coup, elle s’est mise à s’intéresser à la Chine d’avant, et moi à la Chine de maintenant, aux gens d’aujourd’hui. Donc le premier voyage après la naissance de l’enfant : …en Chine…
Q : Ce serait la première fois ?
R : Oui.
Q : Gong Fu- cela veut dire quoi exactement…
R : Le terme Gong Fu signifie un niveau de réussite et d’accomplissement dans un Art par le travail. Il s’agit autant du niveau d’accomplissement de cet Art par l’Etre qui le pratique, que le niveau d’accomplissement de l’Etre par la pratique de cet Art. Si les Chinois utilisent ce terme pour nommer leurs Arts Martiaux, c’est parce que c’est certainement une des plus belles voies pour développer le Gong Fu. Mais à l’heure actuelle, ce qui est autorisé en Chine, c’est une pratique très acrobatique et sportive qui a perdu toute son essence originelle. Moi ce qui m’intéresse c’est de retrouver cette essence. Alors, j’ai découvert la méditation «Vipassana ». C’est une forme de méditation indienne qui existe depuis avant le bouddhisme, avant Bouddha…Comme je n’ai été élevé dans aucune religion, ce qui m'intéressait c’était de retrouver l'essence même de la pratique mais sans forcément avoir une doctrine. Et là, j’ai découvert des choses qui étaient assez magnifiques. Là aussi, c’est au niveau du travail. Cela donne un autre sens à la pratique, un autre sens au travail.
Q : C’est racontable ou ce n’est pas racontable ?
R : Ce pourrait être racontable – il faudrait que j’y réfléchisse – pour mettre en mots – ce n’est pas ma spécialité…
Q : Juste peut être des analogies ?...Pas des explications…
R : Oui… Par exemple, la méditation telle que je l’ai découverte dans différentes formes, différents courants, c’était la base de tous les arts du geste. Donc, il y avait d‘abord ce travail méditatif – je te donnerai après des choses très simples pour le résumer. C’est un travail et de mise en relation entre l’intérieur et l’extérieur, à partir duquel le corps était mis en mouvement par exemple dans la danse, le théâtre, les arts du combat…parce qu’à la base c’est de là, de ce travail méditatif que cela vient. Ici, d’abord on apprend des mouvements, on apprend à se battre, on apprend à chanter, on apprend à danser, à faire des choses – et puis petit à petit on revient sur soi pour essayer de retrouver l’origine des choses. J’ai lu, il n’y a pas très longtemps, je ne sais plus qui disait cela, que la méditation, c’était mettre de l’espace entre ses pensées. Et l’espace entre ses pensées, le moment d’espace entre ses pensées – c’est le moment de communion avec l’univers. Je crois que je ne l’ai jamais aussi bien entendu et jamais aussi clairement…pour moi c’est tellement clair – ce qui fait que par exemple si j’ai besoin de faire quelque chose – Gatti qui me dit : « voilà, fais moi un opéra du silence », je vais d’abord faire un travail méditatif – où effectivement je vais essayer de prendre, de créer le plus d‘espace possible – et je sais que le lendemain quand je viendrais, ça se fera tout seul…Les choses sortiront d’elles-mêmes. Mais je ne vais pas y réfléchir c’est au moment où je ne vais plus y penser que cela va me venir…Pour le développement de mon Gong Fu aujourd’hui j’essaie de créer ce vide et cet espace. C’est magique, car moins il y a de pensées, plus il y a de créativité. Et ce n’est qu’un exemple, il y en a plein d’autres.
J’ai vu des gens extraordinaires – des Chinois qui vivent en Chine et qui ont pu continuer certaines formes de pratiques – tellement pas lisibles qu’on ne pouvait pas penser qu’ils faisaient des arts martiaux donc, à partir de là, ils ont pu continuer malgré la répression. Et, leur simple présence, quand ils sont là, on a l’impression d’être devant un animal préhistorique qui pourrait vous dévorer alors qu’il n’a pas bougé… C’est vraiment étonnant…d’un seul coup on est… leur simple présence, là…ce n’est pas sur le visage, de la grimace, genre avoir l’air méchant – ce n’est pas du tout là dedans – tu te sens enveloppé tu te dis : bon…oui…cela fait des choses bizarres. Même dans leur contact, dans la façon de transmettre l’énergie dans le corps – ce sont des choses particulières. Quand on est poussé, par exemple, par quelqu’un, normalement, on a l’impression de perdre l’équilibre vers l‘arrière et d’une chute vers l’arrière. Quand ces gens là te poussent, on a l’impression que ces gens là te retirent le sol et qu’on tombe directement - même si on tombe dix mètres plus loin – on n’a pas la sensation de ce chemin parcouru, on a la sensation d’un vide, d’être tombé dans un trou, un trou inexplicable parce qu’il y a le sol et on se retrouve sur un canapé plus loin – et ils ne nous ont même pas fait mal mais la sensation de ce que l’on reçoit ça n’a rien à voir – c’est un bonheur de recevoir cela – et qu’ils nous le fassent vivre à l’intérieur de notre corps, donne l’information pour que peut-être un jour on puisse y arriver.- c’est un chance terrible de pouvoir vivre cela – terrible non, …superbe…

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Rencontre avec un texte :

Premières lectures des Oscillations de Pytagore . les voix s'ajustent souvent difficilement - il y a ceux pour qui le français lu est une barrière à franchir,il y a les incompréhensions, les questions encore tues.


La page de garde de cette première version, déjà réécrite avant le début de l'expérience au vu de la liste des arrivants, et une explicitation des différents groupes tels qu'ils apparaissaient dans la version précédant l'expérience. Ainsi, le Groupe des associatifs est nommé aussi Groupe des universitaires, le Groupe des cycliques - groupe des résistants, etc). Tous, dès leur première apparition seront ainsi directement rattachés à l'histoire de l'Inconnu N°5, Jean Cavaillès, et par rebond à l'histoire de Gatti.


Les groupes, dans ces premiers jours, se constituent par nationalité ou par langue plus exactement. C’est pour l'instant le critère le plus simple.



DISTRIBUTION

 

DISTRIBUTION

 

 

Personnage à la recherche d'un groupe, pour y jouer Jean Cavaillès

Olivier Lange - Lausanne (Suisse)

 

Groupe du Yin et du Yang

Le Chef d'orchestre

Anne Krust - Strasbourg

Heleno Pedroso Pereira - Rio de Janeiro (Brésil)

Le Compositeur

Emmanuelle Amann - Strasbourg

Matthieu Aubert - Compiègne

Marco Noto - Ragusa (Italie)

 

Groupe des Artefacts, le Service d'ordre musical

(portée, clef de fa, clef de sol, dièse)

Marina Cavouriari - Athènes (Grèce)

Camille Chevalier - Montpellier

Alba Alonso Arbesuk - Oviedo (Espagne)

Elisaveta Kudlik - Irkoutsk (Russie)

Claudio Gianfreda - Bern (Suisse)

 

Groupe des Cycliques, les Résistants

(M. Grosset, Charles De Gaulle, Jean Moulin, Raymond Mas, Lucie Aubrac)

Marina Grahovac - Zagreb (Croatie)

Caroline Benassy - Paris

Emmanuel Deleage - Los Angeles (USA)

Omari Zekralla - Kaboul (Afghanistan)

 

Groupe des Associatifs, les Amis

(Gaston Bachelard, Georges Canguilhem,Léon Brunschvicg, Albert Lautmann)

Albane Delesque Haziraj - Prizren (Kosovo)

Amel Maafa - Annaba (Algérie)

Lioubov Klichina - Irkoutsk (Russie)

Pablo Barrio Gonzalez - Oviedo (Espagne)

 

Groupe des Héritages, les Parents

(l’aïeule, la comtesse Malan de Merindof , M. Ferrières et son épouse, sœur de Jean Cavaillès, les compagnons de la revue Esprit)

Isabel Fernandez Sirgo - Oviedo (Espagne)

Berislav Juraic - Zagreb (Croatie)

Boris Surija - Zagreb (Croatie)

Alexandre Chardaire - Strasbourg

 

Groupe des Spectateurs virtuels, de la Brasserie Carlsberg à Copenhague

Alexandra Baydrakova - Irkoutsk (Russie)

Tamara Mesalic - Zagreb (Croatie)

Caroline Corme - Paris

Xavier Malo - Montréal (Canada)

 

Groupe des Ouvriers, qui ont construit le décor

Kenza Hadjer - Annaba (Algérie)

Chemseddine Hamel - Annaba (Algérie)

Volodymyr Kabatchenko - Dniepropetrovsk (Ukraine)

Wahib Belhaj – Paris

Frédéric Darcy - Douai

« Selon les circonstances, toutes les personnes étrangères à la langue du spectacle inventeront ou proposeront un chant. Chacun doit participer au spectacle avec sa terre et ses morts. »

 

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Chant de Whalid

Chant de Whalid





"Selon les circonstances, toutes les personnes étrangères à la langue du spectacle inventeront ou proposeront un chant. Chacun doit participer au spectacle avec sa terre et ses morts." C'est ainsi que cette "Tentative de créer un opéra du silence selon Jean Cavaillès" va commencer par les chants. Whalid qui vient du Maroc, est un de ceux qui a suivi les lectures de la maison de l'Arbre. Son chant - qu'il vient d'écrire et de composer - est un des premiers à être proposé.



 

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(CHANTWALLID.mp3) CHANTWALLID

Traduction du chant de Whalid :

 L'Algérie ne meurt pas. 

Le sang coule vers le fleuve,

Les arbres pleurent vers le soleil

Les chemises sont rouges

Nous sommes tous frères dans le monde

Les pays n'existent pas

Ils suffit de ne pas les voir.

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Un grand merci à Olivier Lange et François Werbach pour les photographies.
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